Club affilié à la Fédération Française de la Montagne et de l'Escalade

Les bienfaits de l'escalade

En salle, l'escalade se rapproche d'une gymnastique verticale, très complète, qui fait travailler les jambes et les bras, en priorité. L'effort porte avant tout sur les doigts, les pieds, avec à la clé un bon gainage du dos des épaules, des mollets. Cette pratique combine une activité de type aérobic avec des mouvements courts et intenses, et un travail en résistance, avec un enchaînement continu. C'est aussi une pratique où la souplesse, l'équilibre et la coordination priment, bien plus que la force en réalité. L'aspect ludique est également à prendre en compte : chaque voie pose un problème qu'on doit résoudre, avec un niveau de difficulté grandissant. Il procure à la fois confiance en soi et conscience écologique.

Escalader en toute sécurité

"Commencer par la salle n'est pas obligatoire, toutefois c'est important de découvrir le b.a. ba, toutes les techniques de sécurité et la gestuelle" En escalade la sécurité prime, elle repose sur une maîtrise de la technique et une bonne évaluation de son niveau de compétence. Tenter des lieux moins aménagés requiert d'autres niveaux de compétence comme la lecture du rocher, une maîtrise des techniques de l'escalade, du harnais au casque en passant par le matériel d'ancrage.

 s'entourer de quelqu'un de qualifié est recommandé.

 

ci-dessous l'extrait d'un art de la fabrique verticale

À La Fabrique verticale, nous recevons de nombreux courriers. Parmi ceux-ci, plusieurs questions liées à l’âge et au vieillissement nous sont parvenues : “Peut-on continuer à s’entraîner passé un certain âge ?”, “Progresse-t-on encore quand on est vieux ?”, “Peut-on s’améliorer quand on a commencé sur le tard et qu’on n’est plus de la première jeunesse ?”. Éléments de réponse !

 

“Plus le gingembre est vieux, dit un proverbe chinois, plus il est piquant !”. Encore faudrait-il s’entendre sur le terme “vieux”, mais cela laisse quand même quelques espoirs aux grimpeurs d’âge mûr, dont nous faisons partie 

Pour autant, les faits sont là :

– Passé 30 ans, le corps n’est plus aussi résilient. Il nous faut plus de temps pour récupérer d’une séance et on ne peut plus faire autant d’entorses à l’hygiène de vie que dans nos jeunes années, sans en payer le prix, cash.
– L’insouciance des jeunes années s’est elle aussi éloignée et les contraintes se sont multipliées (rayer les mentions inutiles : travail stressant, conjoint qui ne grimpe pas, études des enfants à payer, hypothèque, kilos accumulés, soucis de santé…)

Alors, n’y-a-t-il que des désavantages à vieillir ? La vieillesse est-elle obligatoirement un naufrage ? L’exemple de plusieurs grimpeurs âgés, comme Jo Montchaussé ou le père d’Edu Marin, Francisco, tend à prouver le contraire. Ils ont largement passé le cap des 60 ans et font encore du 8b+ en falaise ou des blocs très durs en forêt.

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Comment est-ce possible ?

– L’escalade est un sport où on peut continuer à progresser très longtemps, même à un âge avancé, car les facteurs de la performance sont multiples. Il n’y a pas que la dimension physique. Le mental, les choix tactiques, la technique… : autant d’aspects qu’on ne cesse d’améliorer tout au long de sa vie de grimpeur et qui jouent en notre faveur !
– On est aussi plus mature, on a eu le temps de réfléchir à l’escalade et à la place qu’elle prend ou doit prendre dans notre vie. On sait pourquoi on grimpe, ce que l’on veut et ce qu’on ne veut pas. Les aspects motivationnels tiennent donc une place importante dans cette capacité à encore progresser ou à se maintenir à un bon niveau.
– On devient plus patient avec l’âge, ce qui aide aussi sur bien des aspects en escalade. On n’attend plus les résultats immédiats et on est conscient des progrès même minimes que l’on fait, dans une voie par exemple ou à l’entraînement, ce qui renforce la motivation. Cette patience nous aide aussi à mieux gérer l’effort.
– On a plus d’expérience au niveau gestuel. Depuis le temps qu’on grimpe, on a expérimenté toutes sortes de voies ou de blocs, dans des styles très différents. La technique s’est donc théoriquement affinée avec le temps. Là encore, un bon point pour les vieux !

Vous êtes maintenant convaincus qu’on peut rester fort très longtemps et parfois encore progresser, même si on a démarré sur le tard ? Mais sur le plan pratique, quels sont les aspects à prendre en compte en priorité ?

Les objectifs

Qu’est-ce qui est le plus important pour vous ? Être en forme pour votre prochain trip en falaise ? Faire des grandes voies ? Tordre un bloc qui vous résiste ? Quel qu’il en soit, cet objectif se doit d’être bien précis et vous devez vous y tenir, lui consacrer tout le temps dont vous disposez pour l’escalade (qui est souvent plus limité que dans vos jeunes années).

Ne vous dispersez pas ! Ne perdrez pas de temps à vous entraîner dans des compartiments qui ne vous font pas directement progresser pour votre objectif. Ajustez votre entraînement au mieux, en fonction des qualités requises, bref ciblez ce qui est prioritaire !

La technique et la tactique

Soyons réaliste ! Cette période où vous aviez suffisamment de force pour ne pas vous préoccuper de la manière dont vos pieds suivaient votre tronc est globalement derrière vous. Laissons ça aux jeunes chiens fous de la salle  Maintenant, vous avez suffisamment d’expérience pour grimper intelligemment, c’est-à-dire en forçant le moins possible ! Alors profitez-en et continuez à développer ce type de qualité.

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La souplesse

L’enraidissement vous guette ? Vous ne parvenez plus à toucher vos pieds le matin ? Aïe, rien de tel pour se sentir subitement vieux… Pas de panique, la souplesse se travaille à tout âge. Il suffit d’être progressif et surtout régulier ! Reportez-vous aux articles que nous avons déjà consacrés au sujet, comme La voie de la souplesse ou Yoga et escalade.

L’endurance, mais aussi la force

Les études scientifiques montrent que les facteurs neuromusculaires sont ceux qui déclinent le plus avec l’âge, notamment l’explosivité. Ce constat inciterait donc à laisser tomber l’entraînement de la force, pour ne s’intéresser qu’à d’autres qualités, comme l’endurance par exemple, où on arrive plus tard à pleine maturité. Vive les efforts longs, style voie de continuité en falaise ou grandes voies ?

Oui ! Toutefois, ce constat est à pondérer au regard de différents travaux menés sur le sport et le vieillissement. Depuis une quinzaine d’années, des kinés ont pu mettre en place des cycles d’entraînement basés sur la force-vitesse avec des personnes âgées et en mesurer l’impact bénéfique sur leurs performances fonctionnelles. Vous ne muterez sans doute pas en bloc dans vos vieux jours mais cet entraînement en force devrait freiner le processus inéluctable de fonte musculaire qui accompagne le vieillissement…

L’hygiène de vie et les blessures

Avec l’âge, normalement, vous avez dû acquérir une certaine sagesse… Ou pas ! Soyez raisonnables par rapport aux charges d’entraînement et vigilants quant à la récupération. Une bonne hygiène de vie permet bien souvent de limiter la survenue des blessures. Soyez également attentifs aux petites douleurs qui apparaissent après une séance et tenez-en compte !

Vous avez aimé cet article ? Retrouvez très vite la suite, avec le témoignage d’un grimpeur de 70 ans, Jo Montchaussé, qui tient encore plutôt bien les prises !

Photos Dario Rodriguez et Claude Remy

 

 

 

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La rentrée 2017 aura lieu le dimanche 10 septembre 2017 au gymnase Jean Macé de Nogent le Rotrou de 10h12h30 et de 14H à 18 H

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Site actualisé le 9.12.16